Statues JizÔ 


JIZÔ ( 地蔵 ) est un bodhisattva, c'est-à-dire un être qui a atteint l'éveil mais qui a décidé de rester sur terre, pour se consacrer à la compassion de ses semblables. C'est un être protecteur, il veille sur les hommes.

ROLE DE JIZÔ

Il est l'ami des enfants. Il les console quand ils percent leurs dents, il les berce lorsqu'ils pleurent et que les parents sont absents. Il est de coutume que les mères ayant perdu un enfant confectionnent un bavoir rouge et l'accrochent à une statue de Jizō. Il est d'ailleurs à noter que ces statues sont souvent regroupées. Ce sont parfois plusieurs dizaines de statues Jizō qui se côtoient.

Les voyageurs ont aussi fait de Jizō leur protecteur pour parcourir les routes pleines de danger, que ce soit des agresseurs, des voleurs ou des démons. Ainsi, on croise régulièrement sur les routes de la campagne japonaise des statues de Jizō isolées. Parfois, sur les grands axes, des petits sanctuaires ont été construits et lui sont dédiés.

ORIGINES

Il est originaire de l'Inde, son nom est Kshitigarbha qui en sanskrit signifie « matrice de la terre «.

ll fait partie des quatre grands bodhisattvas les plus vénérés en Chine. Le bodhisattva Kshitigarbha n'était pas particulièrement populaire en Inde. C'est lorsque le bouddhisme s'est diffusé en Chine, que son culte s'est développé.


 

LA FETE DE JIZÔ

La fête de Jizō a lieu chaque année à la fin du mois d'août au Japon. C'est la fête des enfants. Elle dure une journée pendant laquelle les enfants sont rois. On leur organise toutes sortes de jeux et de réjouissances, des distributions de cadeaux et de friandises, etc. La couleur associée à cette fête est le rouge : les statues de Jizō sont revétues de bavoirs et chapeaux rouges, on mange de la nourriture rouge (par exemple des pastèques), le soir les rues sont illuminées de lanternes rouges, de pétards et de feux d'artifice.

INSPIRATEUR DES POETES

Des œillets en fleur
devant et derrière
le bodhisattva Jizo

Kobayashi Issa

Une pauvre prière
fragile comme une pierre
en équilibre sur la tête de Jizô

Paul Claudel